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Le confinement a changé nos vies. Du côté de Marie Cimetière, rédactrice web, elle a repensé son organisation de travail. Auparavant, pas une de ses journées était vide de rendez-vous clients et projets divers. Aujourd’hui, elle s’éclate encore plus au boulot, et nous livre son témoignage.

Tu es rédactrice web freelance, un bien grand mot ! Alors, comment décrirais-tu ton travail, tes missions ?

Je rédige des articles et des contenus rédactionnels pour le web, à destination des entreprises. C’est comme être journaliste mais uniquement sur le digital et pour les entreprises. C’est ce que je dis à mes grands-parents en général !

Tu es ta propre cheffe : est-ce déstabilisant parfois, en terme d’organisation ?

Je n’ai pas été trop déstabilisée au début. Je suis de nature responsable et auto-disciplinée, donc je me suis organisée dès le départ pour gagner ma vie et satisfaire mes clients. Mais c’était plus difficile de trouver l’organisation qui me correspond. Il faut essayer plusieurs méthodes et outils. Certes je n’ai pas de chef mais les clients m’obligent à faire le travail demandé. Je trouve même ça plus obligeant qu’un patron, car tu as besoin de ton salaire à la fin du mois. Si le client n’est pas satisfait, je ne suis jamais sûre d’avoir ma paye, contrairement au statut de salarié.

A quoi ressemblent tes journées ? Sont-elles identiques ?

Mes journées se ressemblent dans la structure : j’ai des horaires fixes. Je travaille de 9h à 16h, sans pause déjeuner car ce sont les heures où je suis plus productive. En général, je réponds aux mails en début de journée, je réalise des petites taches de moins de 10 minutes, comme de la relecture, puis je rédige d’autres articles. Je dédie mon après-midi aux rendez-vous avec les clients ou les plans de contenu…

Etant donné que tu choisis tes propres horaires, continuais-tu à travailler pendant le confinement ?

Avant le confinement, je travaillais selon les horaires de bureau, de 9h à 18h. Mais pendant le confinement, j’ai essayé différentes méthodes de travail, et j’ai réalisé que je n’arrivais pas à être productive l’après-midi. Avec cette meilleure organisation,  je suis beaucoup plus efficace. D’un autre côté, j’ai plus de mal à arrêter de travailler à 16h qu’à 18h. Sauf exceptions, je ne travaille ni le week-end ni le soir. Mais si un client m’appelle à 16h ou 18h, je m’autorise à travailler après 16h. Je ne fais pas plus de 35h, mes horaires restent classiques.

Que conseilles-tu pour éviter le surmenage ?

Je ne rédige pas de to-do list de 45 points ! J’organise des créneaux horaires pour chaque tâche. Comme je sais quel temps chaque tâche me prend, je planifie quand je rédige mes mails, articles… Forcément, je finis mes tâches en temps et en heure. Avec juste une to-do liste, je ne suis pas limitée par le temps, et il y a une grande chance que je dépasse mon temps de travail. Avec cette nouvelle organisation, au mieux, je peux terminer plus tôt car j’aurais fini mes missions rapidement ! Mes débuts de semaine sont bien chargés, mais la méthode de bloquer des créneaux fonctionne bien. C’est rassurant de voir qu’on peut tout faire dans la semaine.

Comment as-tu vécu le confinement ?

Bien ! Au quotidien, ça n’a pas changé grand chose à ma vie. Je ne pouvais pas travailler en espace de coworking, mais j’ai pris l’habitude de travailler chez moi. Ca ne me dérange pas, et j’avais l’appartement pour moi toute la journée, car mon copain continuait d’aller au travail tous les jours.

Je l’ai bien vécu aussi, car j’ai eu pas mal de clients pendant le confinement. J’ai travaillé sur d’autres projets, certains bénévoles, d’autres à venir pour mon entreprise… C’était une période plus calme, en terme de prospection, mais ça m’a permis de travailler sur d’autres projets. J’ai pris conscience qu’il fallait diversifier mes sources de revenus, par exemple, pour ne pas compter uniquement sur mes clients et continuer à créer de nouvelles choses.

Comment gardes-tu la motivation pour travailler dans un contexte parfois difficile, ou même quand il fait beau et que tu pourrais t’échapper prendre le soleil ?

J’ai la chance d’avoir un balcon, et j’en ai profité pour y travailler ! Sinon, j’étais motivée grâce aux nouveaux projets, assez excitants. J’en ai profité pour discuter avec d’autres freelances qui partagent la même situation que moi. Avec l’une d’entre eux, nous faisons des points régulièrement, pour se motiver tous les jours ! Par exemple aujourd’hui, elle m’a envoyée un message pour dire qu’elle n’était pas motivée, et j’avais envoyé la même chose hier ! On se soutient quotidiennement. Autre chose m’a aidé à rester motivée : je n’ai pas regardé la télé, et dans mon entourage, je n’ai eu aucune mauvaise nouvelle.

Quelles sont tes astuces pour t’éclater au travail ?

Devenir freelance ! Plus sérieusement, travailler sur des nouveaux projets est la meilleure solution pour ne pas s’ennuyer et s’éclater. Trouver de nouveaux sujets permet de sortir de la routine, entretenir la flamme entre notre travail et nous-mêmes. Bien sûr, s’entourer des bonnes personnes, et travailler avec des gens qui nous inspirent aide à s’éclater. 

Tu fais partie d’une association aussi, le Léo Club Lille-Pévèle-Mélantois. Avec toutes ces activités, tu arrives à trouver du temps pour toi ?

Hors confinement, c’était difficile de  trouver du temps car j’avais beaucoup de choses à faire, même le week-end. Tout s’est arrêté pendant le confinement. A la fin de cette période, j’ai pris un moment de réflexion : pourquoi j’étais toujours si occupée avant ? Je n’avais pas un week-end de libre, au moins deux soirs par semaine occupés…  

Des choses d’avant me manquent, comme boire un verre avec des amis ou faire des actions au sein de l’association, mais j’ai appris à ne rien faire, et c’est pas si mal

Aujourd’hui, j’arrive peu à peu à trouver un équilibre entre le moment du confinement, où on ne faisait rien, et avant,  où on faisait tout. Maintenant, j’ai toujours une journée de libre pour me reposer ou ne rien faire !

 

N’hésite pas à nous partager ton témoignage sur ta vie après le confinement !

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