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Nous sommes un certain nombre de #foodlovers mais quand parfois la nourriture n’est plus un plaisir mais un ennemi… Comment assumer et gérer ce côté sombre et compliqué avec l’alimentation ? Laetitia KNOPIK, coach diétético-comportementale, décrypte avec nous.

Un conte de fée qui tourne au cauchemar..

Le miroir si populaire de la reine dans « Blanche-neige » est une excellente métaphore pour vous raconter l’histoire qui nous mène aux troubles du comportement alimentaire.

Le miroir est un outil plus qu’utile pour nous permettre de nous juger à notre juste valeur. « Je suis belle, mon maquillage est top, cette petite robe me va à ravir. » Cette représentation de mon être me plait. Mais plaira-t-elle aux autres ?

Ce reflet dans lequel on se projette au quotidien n’est pas seulement celui de ce beau miroir, il existe également dans le regard de l’autre, des autres, mais aussi dans les mots que certains utilisent au quotidien.

Des mots qui parfois se veulent juste présents pour aider « tu ne devrais pas manger autant , tu risques de grossir » ou parfois prononcer de manière mal-attentionné «  grosse vache » touchent finalement notre âme de princesse de plein fouet pour devenir des maux.

  • Des maux qui grandissent en nous sans crier garde et déclenchent une avalanche de réactions en chaine :
    les ruminations : « mais c’est vrai, je suis grosse », « je ne vaux rien », « un gros boudin »
  • Passage à l’action : « c’est décider demain je me mets au régime. »

Le cercle vicieux des régimes

Un premier régime, puis un autre qui permettent de prouver à tous qu’elle peut y arriver. La princesse veut redorer son trône, mais les maux sont plus forts. Elle continue dans sa spirale et ce même si la perte de poids est bien présente. Le contrôle de son corps lui procure un sentiment de perfection.

Notre princesse tombe dans l’anorexie, puis au fil du temps dans l’anorexie-boulimie car la reine n’est pas si méchante que cela, elle s’inquiète devant l’amaigrissement fulgurant de sa protégée. S’ensuivent mensonges, souffrances, solitudes pour notre princesse. La maladie n’a de cesse d’évoluer.

L’une de ses sœurs jumelles, sous la pression de ces mêmes maux choisit une toute autre voix. Elle fait partie de celle qui gère parfaitement son alimentation, enfin selon elle. Cette sœur-là contrôle, lutte jusqu’à craquer, pour calmer ses angoisses. Pendant qu’elle mange, elle ne pense à rien. Elle ne craque pas sur une simple tartine de chocolat, non. Celle-ci craque pour une montagne de « bouffe » prise en une fraction de seconde : saucissons, chocolats, sandwich, glaces, pizza, biscuits…le tout pris sur une seule prise alimentaire, pas moins de 3000-4000 calories dans le bide.

La dernière des triplettes, quant à elle, avait manifesté son trouble depuis le choc causé par la mort de ses parents, et notamment son père avec qui elle était très proche. Comment pouvait-elle exister ? C’est un peu par ce refus de se nourrir qu’elle a tenté d’attirer l’attention sur elle.

À quoi s’expose-t-on avec ces maladies ?

Je ne te ferai pas ici le laïus des conséquences à plus ou moins long terme de ces maladies « d’addictions comportementales » comme la dénutrition, la fatigue, les faiblesses musculaires, les troubles du sommeil, des sécheresses de la peau, des muqueuses, des problèmes de dentition, de l’ostéoporose par exemple.

Je souhaite ici, partager avec toi une réalité. Te dire que « cela va aller », est une bien belle connerie. Comment peut-on proclamer cela devant tant de souffrance ?

Oui le mal-être est présent et ce même si l’on n’en donne pas l’impression. Le mal-être est même souvent un facteur qui anticipe la maladie elle-même. Comprendre ce qui ne va pas ne fait pas forcément avancer la guérison.

Les personnes touchées par ces pathologies ont laissé la place à un manque total d’estime d’elle-même qui impacte bien souvent leur confiance en elle, voire parfois une affirmation de soi.
Et c’est bien là-dessus que le travail doit aussi se faire.

Quelles solutions adopter ?

Dans un premier temps, il est nécessaire d’accepter la réalité, la réalité d’être malade. 

Ensuite, il est important de comprendre que la voie de la guérison met en scène 4 acteurs différents :

  • la maladie : c’est elle qui agit, qui pousse à se priver de nourriture, qui compulse, qui vomit. C’est un mal dont on souffre.
  • la personne elle-même, heureuse, bien avec soi-même
  • Celle malade, malheureuse, anxieuse
  • l’accompagnant ou thérapeute

Le travail doit se faire sur plusieurs points :

  • le cadre nutritionnel :
    il s’agit là de comprendre le rôle de l’alimentation et de ses apports en nutriments, et micronutriments pour la physiologie du corps tout en travaillant sur l’ensemble des sens et du plaisir.
  • le cadre comportemental :
    l’accompagnement se fait avec un thérapeute formé à ce type de prise en charge, utilisant les thérapies d’acceptation et d’engagement par exemple. En effet, les discours ne suffisent pas. La mise en place d’expériences est importante. Elle permet de travailler en parallèle sur les sensations, les émotions et les pensées.

Ainsi, avec l’aide de l’accompagnant, la personne souffrante apprend à s’auto-observer : elle découvre ce qui se passe avant, pendant et après « le problème » (ex : la compulsion). Puis ensemble ils définissent un objectif et le « décortiquent » pour permettre le passage à l’action par la méthode de petits pas.

Le tout sera analysé en séance afin de déterminer le passage à une nouvelle étape.

Quelques petits conseils :

En cas de dénutrition, commence par juste prendre quelques compléments alimentaires, du zinc, des vitamines multiples, du calcium, de la vitamine D.

En cas d’ostéoporose, prends du calcium et de la vitamine D. Pour les altérations dentaires, pense au bicarbonate alimentaire en bain de bouche après les vomissements. D’ailleurs, vous pourrez compléter les compléments alimentaires avec du magnésium, calcium, et potassium. Le tout pris loin des crises de vomissements.

Les troubles digestifs sont souvent dû au fait que l’organisme reçoit peu de nourriture, ainsi la renutrition permet de réguler ces troubles.

 

Parles-en, soit présente pour tes proches lorsque vtu vois certains signes. C’est un sujet certes délicat, mais la santé est importante. N’hésite-pas à commenter en nous racontant comment tu as vaincu la maladie.

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