Quoi de mieux pour faire entrer un homme dans la squad qu’un thème qui nous parle à toutes : « j’ai des couilles » !  Gaëtan, un mec couillu, a accepté de faire partie de l’équipe, il donnera chaque mois son avis sur la thématique de ton magazine. 

Une histoire d’étymologie

Avoir du cran, du courage, en avoir, les avoir bien accrochées, avoir des couilles : si on suit l’étymologie de l’expression, seuls les mecs en auraient, des couilles, du cran et du courage ! 

Et si on recherche l’inverse de l’expression, la « femmelette » n’en aurait pas, car oui avoir des couilles serait un symbole de virilité. Si on rajoute à ça qu’une couille molle est un peureux, il faut en avoir et les avoir bien fermes !

Donc le courage et le cran se situeraient dans les bijoux de famille du service trois pièces, et seuls les mecs virils aux couilles dures en auraient.

Les couilles : une simple histoire de mecs ?

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Masculin-Féminin ?

POURTANT  je connais de nombreuses femmes qui ont de la « chatte » et portent bien leurs couilles, et des gays peu virils qui osent montrer qui ils sont en s’assumant, tout simplement. Certains diront que ça part en couille (tiens donc, et cette expression alors ?), d’autres diront qu’on me tient par les couilles pour écrire cette nouvelle rubrique (et celle-ci ?), mais il n’en est rien : même si on me prend pour une couille je prends le droit de parler de mes parties génitales (car OUI je suis le seul à en avoir dans la squad) et du courage qui lui est associé. 

Oser serait-il donc une action qui relèverait plus de l’homme ? La femme serait-elle une poule mouillée ? Masculin/féminin : telle est donc la question. Surtout lorsque l’on entend l’expression « si ma tante en avait on l’appellerait mon oncle » !

Peux-tu m’expliquer pourquoi les couilles sont synonymes de force alors qu’un simple coup de pieds peut mettre un homme à genou, et le vagin synonyme de faiblesse alors qu’on en sort des humains entiers  😯 ?

« Si ma tante en avait on l’appelerait mon oncle ! »

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Assumer sa virilité

La couille serait la seule partie féminine du mâle viril, qui préfère souvent parler de ses couilles au féminin que de ses testicules au masculin. Mais ce « mâle » aurait-il les couilles d’assumer sa féminité ? Logiquement oui car il ose, puisqu’il les a, les couilles !

La femme qui a des couilles les porte haut et fort, car elle assume sans doute plus sa part de virilité, comparé au macho de base. Et parlons des gays : Conchita Wurst ou Bilal Hassani seraient de petites pédales, selon certains. Pourtant ils ont eu les couilles de se présenter à l’Eurovision et de chanter face à un public international, le tout en se faisant des couilles en or !

Y aurait-il une couille dans le potage ? 

Les parties intimes du sexe fort seraient-elles le symbole de leur côté féminin alors même qu’ils créent leur différence ? Le sexe fort d’ailleurs : l’homme serait-il plus fort que la femme, juste parce que Eve aurait commis le pêché originel en croquant la pomme ? Là, je te l’avoue, ça part vraiment en couille ! 

On a tous une part de fémininité et de masculinité 

Au niveau scientifique, Les hormones féminines prédisposeraient à la passivité, la stabilité, la réceptivité, la sédentarité et la gestation. A l’inverse, les hormones masculines prédisposeraient à l’activité, le raisonnement, la logique, le nomadisme, l’extériorisation et le paraître. Nous avons tendance à considérer les hommes d’un côté et les femmes de l’autre comme si c’était deux êtres totalement différents, alors que chacun des sexes possède les caractéristiques de l’autre. Et oui : chaque personne, avec des (vraies) couilles ou pas, aurait une part masculine, et une part féminine. 

Et toi, fidèle lectrice, qu’en penses-tu ? Serais-tu prête à mettre tes couilles sur la table pour que l’on en débatte ? 

Moi je suis persuadé qu’avoir des couilles n’est pas qu’affaire de masculinité : tout le monde peut oser, tout le monde en a. Il suffit de s’en servir pour montrer que l’on a du cran ou du courage. 

Tu quittes ton mec parce que tu ne l’aimes plus, tu changes de boulot, tu fais des choix, bref tu vis… tu as les couilles de le faire ! Et si on te traites de couille molle, tu pourras dire que tu n’es pas une gonzesse parce que tu oses. Assumer ses choix de vie prouve qu’on l’on en a, et certains mecs feraient bien de prendre exemple sur la gente féminine, car aujourd’hui je trouve que les filles prennent beaucoup plus de risques que les hommes, pour qui tout est encore facile. A quand une femme présidente ? Quand on pense que la liberté de la femme date des années 70 ! 

Il y a encore des femmes qui sont prises aux couilles et ne peuvent se défaire de la servitude de leur mari, mais les choses changent et évoluent, doucement… Ces maris qui croient en avoir en privant leur épouse de liberté prouvent juste qu’ils en sont dépourvus, qu’ils ont peur de la perdre. La peur, pour moi, est le fait de ne pas avoir de couille, de ne pas accepter la possibilité d’un changement. 

Racisme, homophobie, xénophobie et j’en passe : la peur de l’autre, plus encore de le rencontrer, ne pas oser s’approcher de l’inconnu… Il faut être couillu pour accepter les différences de l’autre et tenter de les comprendre. Qu’en penses-tu ?

Le pire : beaucoup se font couillonner car ils n’assument pas leurs choix de vie, pas par conviction personnelle mais parce qu’ils ne veulent pas choquer le voisin, les couillons !

En définitive si tu n’as pas peur et que tu oses tu es, pour moi, une fille couillue. Et si cette révélation t’étonne, tu pourras toujours t’esclaffer en disant « mortecouille » !

Cet article prouve que j’en ai, et j’espère vraiment ne pas t’avoir cassé les couilles !

 

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