On dit souvent que dans une vie, on en vit plusieurs. Pour Julie ce n’est pas seulement un « on dit ». D’expériences en expériences elle a gravi les échelons professionnels, fait de merveilleuses rencontres et surtout elle a appris beaucoup sur elle-même. 

Où tout a commencé 

Nous sommes un jour d’Octobre 2018, je suis à Lille, et voilà comment j’en arrive à écrire cette Story. Écrire s’est avéré être une excellente idée et surtout une grande fierté.

Mon parcours professionnel débute il y a une vingtaine d’années, je suis une autodidacte. Les points communs de mes expériences sont : le sens du service, le commerce, le management, l’épanouissement, le plaisir et parfois…le combat !

J’ai débuté dans le commerce de proximité avec une belle rencontre, la première avant beaucoup d’autres. Une femme entrepreneure, qui m’a donné ma chance et j’ai ainsi découvert le monde du travail avec toutes ses richesses.

Mon apprentissage 

Le chemin des CDD et de l’intérim, faisant ma curiosité, m’amène au métier de Téléopératrice, désormais connu sous le titre de Conseillère Clientèle par téléphone, un rythme soutenu, beaucoup de découvertes, de jolies rencontres, des savoirs faire épatants.

Je suis une autodidacte.

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Un mot pour décrire cette expérience : DECOUVERTE

Et puis, je découvre une annonce dans le journal local : une grande entreprise de média recrute pour son nouveau centre de relation client à Rennes. Un nouveau site, une nouvelle expérience, encore des rencontres. Je me rends compte aujourd’hui, avec quel enthousiasme, quelle fierté du fameux « CDI » et quelle naïveté je suis arrivée dans cette aventure, qui deviendra une incroyable partie de ma vie.

S’en suivent 17 années de joies professionnelles, 4 postes différents, allant de Conseillère clientèle à la direction opérationnelle des 2 centres de relations clients interne (450 collaborateurs), de nombreuses intéractions humaines, la rencontre de grands professionnels, et surtout une entreprise, des valeurs, des managers…et beaucoup de travail. Souvent on me demande « Comment as-tu fais ? Quelle ascension professionnelle ! » et ma réponse est très simple « Je n’ai jamais pensé à l’étape d’après ». J’ai toujours vécu le moment présent avec toute sa richesse, en considérant qu’être manager consistait à faciliter le quotidien des collaborateurs, contribuer à leur épanouissement au travail, au développement de leurs compétences, et oui ce mot affreux d’« employabilité » , utilisé pour décrire l’ampleur de leurs savoirs-faire. Tous les matins, je me lève avec cette conviction et cette envie d’être à la hauteur de mes responsabilités.

Je me souviens encore de mon manager, un soir de Décembre 2013 qui me dit « Julie, ce poste est pour toi, tu vas prendre ma place », et je lui réponds « tu es fou, je n’y arriverai jamais, je ne serai pas à la hauteur ». Arrivent ensuite, les doutes, les entretiens, les questionnements…avant de me retrouver un matin de Janvier 2014 dans ce grand bureau, seule, avec mes doutes, une responsabilité qui me semble immense, et en tête la phrase de mon mari « Fonce, qu’est-ce que tu risques ».

J’ai eu la chance d’être très bien accompagnée dans ma prise de fonction, souvent on me demande « Comment as-tu fait pour manager tes pairs, managers des collaborateurs plus âgés, plus diplômés… ? », et bien sincèrement je ne me suis jamais posée cette question. J’ai avancé avec un profond respect pour tous, en tenant compte de tous les conseils. J’ai aussi, bien sûr, beaucoup travaillé, avec un investissement sincère pour chacun et  la conscience d’être extrêmement privilégiée.

Tous les matins, je me lève avec cette conviction et cette envie d’être à la hauteur de mes responsabilités.

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Mon moteur : LES AUTRES

Après plus d’un an au poste de direction, à la fois seule et entourée d’une équipe extraordinaire, j’étais très chahutée socialement, des mécontentements grandissants sur le site, des résultats stables et l’intuition qu’il était indispensable d’opérer de profonds changements…mais lesquels ? Alors comme souvent, les réponses étaient à l’extérieur. Commence alors la découverte du management participatif ou libéré et le sentiment qu’au fond depuis toujours, manager en intelligence collective correspond à mes valeurs et mon état d’esprit. A partir de là s’en suivent beaucoup d’actions et de nouvelles idées, avec pour motivation : « Les meilleurs idées sont celles des collaborateurs », qui mieux que chacun d’entre eux peut savoir ce qui est bénéfique pour eux.

A compter de ce jour, je me suis efforcée de ne plus prendre de décision et à chaque fois que cela était nécessaire, j’ai considéré qu’il s’agissait d’un échec, mon échec. Je peux vraiment dire qu’à cet instant j’ai compris ce que signifiait « être heureux au travail » quand j’ai perçu la fierté de chacun dans la mise en œuvre des idées collectives et donc le partage des réussites.

Et puis un jour, consciente des enjeux économiques qui entourent l’activité des centres de relation clients en France, la décision est devenue inéluctable. Un plan social s’imposait sur un site et une renégociation de l’accord temps de travail sur l’autre site, un tremblement de terre pour les collaborateurs des 2 sites.

J’ai souvent pensé à m’en aller et laisser cette mission à quelqu’un d’autre, mais comment pouvais-je abandonner le navire ? Regarder les collaborateurs en face ? Me regarder dans le miroir ? Expliquer une telle décision à mes proches…alors l’évidence était de me retrousser les manches et de tout mettre en œuvre pour que les collaborateurs aient un avenir, malgré tout…Et leur permettre ainsi de bâtir leur futur professionnel dans des conditions respectueuses.

Je me suis parfois sentie en danger, eu peur des regards méconnaissables des collaborateurs que je connaissais depuis tellement longtemps. J’ai souvent été en colère, fatiguée…mais toujours habitée par le profond besoin de garder la tête haute, d’être engagée, à l’écoute et disponible. A la question : « Qu’est ce que cela a changé ? », je dirais TOUT car j’ai énormément grandi, humainement, professionnellement, je me connais beaucoup, beaucoup, beaucoup mieux ! Je connais mes valeurs, je comprends aujourd’hui que je me suis construite avec les autres et pour les autres.

Manager en intelligence collective correspond à mes valeurs et mon état d’esprit.

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L’un de mes managers disait : « Quand je dois gravir la montagne, je regarde toujours qui compose la cordée », cette phrase a pris tout son sens croyez moi car j’avais des co-équipiers de cordée hors norme, ces personnalités qui marquent une vie.

Vous l’aurez compris, on dit souvent que les épreuves rendent plus fort, on s’en rend compte bien après mais c’est tellement vrai !

Plusieurs mots pour décrire cette expérience : ENGAGEMENT, EMPATHIE, CONVICTION, TRAVAIL, COURAGE , JOIE, PARTAGE et RENCONTRES.

En janvier 2018, je recontre 2 femmes charismatiques et profondément engagées qui me proposent de rejoindre leur aventure, certes un peu folle et au combien stimulante pour développer l’entrepreneuriat féminin et aussi construire un monde plus juste, plus équilibré. La vie est tellement pleine de surprises !

Pour terminer, ma conviction est que 100% de ce qui m’arrive est de ma responsabilité, pas de hasard au fond, la vie est faite de magnifiques moments que nous semons à tous les instants. Et quand vient la récolte, c’est assez magique en fait ! Foncez, faites-vous confiance et surtout, ne vous posez pas trop de questions. 

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