Difficile de reconnaître la frontière entre admiration, passion, affection et dépendance affective. Mais de qui es-tu dépendante affectivement ? Ça peut être ton mec / ta meuf, ton boss, ta mère, ta meilleure pote… Pour éviter que cette relation ne soit trop envahissante et destructrice, fais le test de Christelle Blas, notre consultante en développement personnel. Elle te donne les armes pour vaincre cette relation toxique.

Dépendance affective : est-ce si facile de s’en débarrasser ?

Tu ne t’en rends peut-être pas compte, mais tu es attachée à certaines relations en étant convaincue qu’il est impossible de les casser. Ce lien qui t’unit aux autres est normal, il est même indispensable pour ton épanouissement. Ce qui est important est que ce lien ne te fasse pas souffrir.

En Asie, les éléphants sont attachés à un piquet. Il suffirait qu’ils tirent pour que la chaîne se casse. Mais ils ne le font pas parce qu’ils sont attachés à cette chaîne depuis qu’ils sont petits. A une époque où effectivement ils n’y arrivaient pas.

S’attacher à l’autre, développer un lien affective, c’est normal… A condition que tu n’en souffres pas !

tweeter

Comment savoir si je suis dépendante affectivement ?

Pour répondre à cette question, il faut d’abord identifier de qui tu penses dépendre pour être heureuse. Tu as certainement quelques personnes en tête. Prends un crayon, note les prénoms auxquels tu penses et réponds aux questions suivantes :

  1. Que se passe-t-il quand il/elle te dit quelque chose de gentil ? Que ressens-tu physiquement ? Quelles sont tes émotions ? Tes pensées ?
  2. Que se passe-t-il quand il/elle te dit quelque chose de méchant ? Que ressens-tu physiquement ? Quelles sont tes émotions ? Tes pensées ?
  3. Est-ce que ses réactions à ce que tu dis ou fais sont importantes pour toi ?

En répondant aux questions, tu as certainement pris conscience que tu es dépendante. Celles qui disent : « Oh non, moi, ce que disent les autres, ça n’a aucun impact sur moi », et bien, je ne les crois pas. Ou alors, ce sont des huîtres (là, tu vas être obligée de lire la suite pour comprendre), voir des serials killeuses (c’est une de leurs caractéristiques #noaffect). Est-ce que c’est grave ? Non, c’est humain.

Si tu penses que ce que disent les autres n’a aucun impact sur toi… c’est que tu te voiles la face.

tweeter

« Je ne suis pas une huître, je suis un être humain ! » (à prononcer tous les matins au p’tit dej)

Aimes-tu les huîtres ? Certaines diront « J’adore ! », d’autres « Pouah ». Et bien, une huître, que tu l’aimes ou pas, elle reste ce qu’elle est. On gagnerait à être comme cette huître. Rester ce que nous sommes, quel que soit l’avis que l’autre porte sur nous (qui dit qu’elle n’ait pas non plus, des liens affectifs avec ses congénères ?), mais c’est difficile car nous sommes dotées de trucs qui s’appellent : le cœur, l’amour, l’affect.

Si toi aussi t’es une huître… lève les mains en l’air :p

tweeter

Soyons des dépendantes en conscience 😉

Comme Lorie le chantait (#referencedelachansonfrancaise) : « moi, j’ai besoin d’amour (…) j’suis comme çaaaa », donc acceptons l’idée. Ce que je te propose, c’est de vérifier si cette dépendance te fait du bien ou pas. Si ce que dit l’autre a un impact sur l’estime et l’amour que tu te portes. Si les propos te déstabilisent. Si tu as l’impression que sans cet autre, tu ne peux vivre, te débrouiller. C’est le cas ? La dépendance devient gênante. Pour t’en libérer, fais le point, reprends les personnes auxquelles tu as pensé pour les premières questions et demande-toi :

  • Est-ce que la relation me fait plus de bien que de mal ?
  • Est-ce que je me sens libre dans cette relation ? (Libre d’exprimer ce que je pense, ce que je ressens, libre d’agir)
  • Est-ce que je ne me sens pas empêchée d’être qui je suis ? (Je ne me sens pas jugée, humiliée, même s’il me fait un reproche, je sais que ça n’enlève en rien notre affection)

SI LA REPONSE EST OUI >>> profite de cette dépendance affective ! Apprécie la chance d’avoir ces personnes autour de toi, c’est un cadeau. Avec cependant cette conscience qu’attachement dit également souffrance quand ce lien s’interrompt (rupture, deuil).

SI LA REPONSE EST NON >>> alors stop, détache-toi. Coupe le lien ou transforme-le. Exprime à l’autre tes ressentis, tes peurs et voit les réactions. Sa réaction te permettra de savoir si ce lien est Ok et s’il faut prendre de la distance. Ne fais pas comme l’éléphant qui pense que ce n’est pas possible.

SI LA REPONSE EST UN ENORME NON >>> alors, FUIS !  Si tu te rends compte que ce n’est pas un petit malaise que tu ressens en répondant aux questions mais une angoisse. Si quelqu’un te juge, te critique, ou t’humilie régulièrement et reviens vers toi avec pleins de mots chaleureux en te disant qu’il ne pourra vivre sans toi dès qu’il sent que tu vas partir. Dis-toi que ce lien n’est pas sain, ce n’est plus une dépendance, c’est une emprise. Là, tu as besoin d’aide. Va la chercher dans la première catégorie de personnes ou un(e) thérapeute si nécessaire.

Le lien à l’autre est un besoin comme celui de boire et manger. Accepte cette idée, réjouis-toi de cette chance d’aimer et d’être aimé. Comme pour ce que tu manges et bois, vérifie juste que cela est bon pour toi. Voici un mantra à répéter plusieurs fois par jour : 

« Je suis dans la gratitude d’aimer ceux que j’aime, et qui m’aime.

Ma confiance en moi n’en dépend pas. »

Partage de l'article !

  • Facebook
  • Twitter
  • Google +
  • Pinterest
  • Par mail
Hyper épanouie
v 0
4

un commentaire ?

0 Commentaires

Poster le commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

ça pourrait t'intéresser !