C’est parfois difficile de résister à la pression culturelle, à la pression familiale et à la pression sociétale… Surtout lorsqu’il s’agit de concevoir (ou pas). Après Laury, qui nous explique son choix de ne pas être mère, c’est au tout de Zand’El de partager sa décision de n’avoir qu’un seul enfant…

Je suis jeune maman depuis quelques temps et, comme beaucoup de mamans, je suis la plus heureuse !! Depuis cet heureux évènement, ma vie a réellement changé. C’est une évolution magnifique dans mon existence. Suite à cette belle aventure, qui ne fait que commencer, j’ai décidé de n’avoir qu’un seul enfant.  Pourquoi ? Prenons le bouquin des souvenirs et tournons les pages pour remonter le temps.

Je suis née d’une mère qui a toujours voulu vivre au dessus de ces moyens. Elle rêvait d’une vie de Jet set. Malheureusement, mon père ne pouvait lui offrir cette vie. Il n’était pas radin, mais n’avait pas un gros salaire. Elle pensait qu’il allait subvenir à ses besoins sans qu’elle n’ait besoin de travailler.

Lors de la séparation de mes parents, ma mère a eu quelques relations. Mais en n’ayant pour seul critère le statut social de ses hommes et en m’abandonnant chez mon père, avec mon frère. Donnant des nouvelles de temps en temps. Alors, je me suis retrouvée à faire la maman et la 2ème femme pour mon père (faire les tâches ménagères, amener mon frère à l’école, aller le chercher à la fin de la journée, faire à manger, etc). Mon père, de plus en plus absent… ou de plus en plus violent.  

Même si je suis une maman comblée, j’ai décidé de n’avoir qu’un seul enfant.

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Après le divorce, ma mère a voulu « récupérer ses enfants », mais la cohabitation a été difficile. J’ai eu les pires remarques qu’une mère puisse faire à sa fille du genre : « si j’avais su que tu étais ainsi, j’aurais avorté”, “si on m’avait donné la possibilité de recommencer ma vie à zéro, je l’aurais fais sans enfants », « t’es grosse, t’es moche »… Et j’en passe. Avec toutes ces expériences, avec le temps surtout, j’ai compris la colère de ma mère et de son acharnement : elle n’était tout simplement pas prête à être mère.

De ces expériences douloureuses, j’ai décidé de ne jamais tomber amoureuse. En plus, j’étais assez mal dans ma peau. Ne pas avoir d’enfant, c’était vraiment l’interdiction (que dis-je… la promesse!) que je me suis faite. Alors, pendant des années, j’ai voyagé à l’étranger, j’ai profité de me concentrer sur moi, prendre du temps pour moi. Croyez-moi, je n’ai jamais été aussi heureuse. Je prenais une revanche sur mon passé.

Je me suis toujours dit que je n’étais pas faite pour être en couple. Peut-être que j’étais faite pour être célibataire, car je ne trouvais aucun homme qui voulait de moi. D’ailleurs professionnellement, je voulais faire un métier où je ne comptais pas avoir d’enfant et être célibataire à vie. Selon moi, avoir un enfant demande à ce qu’on s’y consacre entièrement. Comme dit l’actrice Béatrice DALLE : “on prend pour perpet même dépassé la majorité”. Et puis, j’ai rencontré quelqu’un de super, un homme que j’aime plus que tout…. et je me suis mariée 🙂

Je me suis toujours dit que je n’étais pas faite pour être en couple, ni pour avoir des enfants.

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Je suis avec mon mari depuis déjà 13 ans, et mariée depuis 2 ans maintenant. Avant ma grossesse, j’ai eu droit comme beaucoup de personnes à toutes les remarques et cela même avant le mariage. Surtout de mon côté, où toutes ces étapes sont culturelles et traditionnelles. « Alors c’est pour quand le mariage ?”, “Maintenant vous êtes mariés, le bébé c’est pour quand ?”, “enfin mariés vous avez mis le temps ! Maintenant mariés vous allez pouvoir faire un enfant légitime”, etc.

Mon envie de fonder un foyer est venue il y a vraiment 2 ou 3 ans. C’est Mr qui a parlé du sujet, en invoquant la raison notamment de l’âge (il a 37 ans). J’ai pris la décision de faire un enfant pour deux raisons :

  1. pouvoir laisser une trace de moi sur terre (comme les étoiles de stars du Walk of Fame)
  2. pouvoir transmettre des valeurs à ma progéniture.

Tu penses que la pression de tes proches et de la société en général s’atténueraient après avoir enfanté. Après tout, j’avais répondu aux “critères”, non ? Aujourd’hui, alors que je suis maman depuis quelques mois, j’entends : “il faut faire un 2ème hein ! Pour qu’il est un petit frère ou une petite sœur”, “Il ne faut pas qu’il soit seul”, “Il faut qu’il est un compagnon de jeu”, “Alors c’est pour quand le 2ème ?”, “Aller on dit jamais 2 sans 3, alors pourquoi pas jamais 1 sans 2”, “Ne tardez pas pour le 2ème” etc…. Et ce alors que mon enfant n’a que quelques mois !! C’est une pression difficile à supporter. Aujourd’hui, il faut répondre à une image, à une norme.

Avant le mariage, on te juge car tu n’es pas mariée. Après le mariage, on te juge car tu n’as pas d’enfant. Après ton premier enfant, on te juge car tu n’en fais pas un deuxième…

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Je dis toujours qu’avoir un enfant est un choix et non une priorité. Avec mon passé douloureux, je sais que je ne ferai pas d’autre enfant. C’est un choix mûrement réfléchi. Je préfère me concentrer sur l’éducation d’un seul enfant. Et je vous rassure, tous les enfants uniques ne sont pas égoïstes. Tout dépend des valeurs et l’éducation transmises.

En tous cas, je vis super bien mon rôle de Maman. S’entourer d’ondes positives, même mère seule est important. Il faut se sentir prête à vivre cette belle aventure qui réserve des surprises et j’espère d’autres encore. Ne cédez pas à la pression de l’entourage amical ou familial. Lorsque vous vous sentirez prête, vous seule saurez si c’est le moment d’en faire un, un autre ou…pas.

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