Lucie, jeune Lilloise de 30 ans et maman de 3 enfants, nous raconte son histoire avec les tatouages. Loin des clichés et des « qu’en dira-t-on », elle exprime son amour pour ses tatouages et son aussi son appréhension par rapport au regard des autres… 
« J’ai toujours aimé les tatouages et j’ai  vraiment sauté le pas pour mes 30 ans. L’année dernière. Je voulais un cadeau qui ancre ma peau. Et qui reste à vie. Alors j’ai tatoué mes deux bras, entre septembre et mars. J’ai  trouvé de supers tatoueurs qui sont en accord avec mes envies.

« J’ai besoin d’exprimer ma créativité »

J’ai beaucoup de femmes qui y  sont représentées, car j’aime leur corps et leur volupté et peut être. Au fond que c’est un moyen de revendiquer mon côté féministe ? Il n’y pas de signification directe. Je suis une personne créative et j’ai besoin d’exprimer cette créativité. Les tatouages en font partie.
Je les aime. J’aime cet art qui provoque toujours une curiosité chez les autres. J’aime le fait que, pour les faire, j’ai souffert et je l’ai mérité. Effectivement, il y a peut-être un côté « sado ». On souffre et on recommence. Mais je suis tellement heureuse du résultat. C’est moi, c’est mon côté rock’n roll. Mon côté loufoque qui ressort.

Crédit : Med Badr Chemmaoui

30 ans, je ne sais pas pourquoi, mais c’est l’année du renouveau pour moi. Je suis actuellement en reconversion professionnelle. Auparavant, j’étais aide-soignante dans un hôpital de la région. Et, j’avais envie d’évoluer. J’ai donc effectué un bilan de compétence, qui a révélé le métier d’opticien. Je suis aujourd’hui étudiante, avec l’arrivée imminente de l’examen final.
Cette évolution de carrière, explique sans doute l’envie de sauter le cap et de me tatouer. Une envie de m’affirmer. Et mes tatouages me font du bien. Paradoxalement, je n’aime pas les montrer. Je redoute un peu l’été quand je ne pourrai plus les cacher et qu’ils seront à la vue de tout le monde.

« Le tatouage, ne remet pas en question la personne, ses compétences, son travail »

Je n’aime pas les montrer, car c’est encore un peu mal vu dans notre société. Souvent connoté négativement. Les gens pensent que si tu as des tatouages, tu es vulgaire, ou tu es un junkies. Et dans le monde du travail, parfois encore, ça ne passe pas. Dommage ! On peut être tatoué et avoir beaucoup de compétences, être quelqu’un de bien, avec des valeurs. Et ça, je veux l’exprimer : je le revendique.
Le tatouage, ne remet pas en question la personne, ses compétences, son travail. Il y a encore un travail pour à faire, pour casser ce « mythe ». Certaines personnes ont été très surprises de voir mes bras se transformer ainsi. Des connaissances, qui m’ont dit «  Ah oui, je pensais pas que tu étais tatouée, on ne dirait pas ! » eh oui, ça me fait sourire.

Crédit : Annie Spratt

Au fond , c’est quelque chose d’intime, c’est à moi et c’est pour moi que je les ai fait . Toujours est-il, qu’il me reste encore plein de place, ce n’est donc pas prêt de s’arrêter ! Pour mes futurs tatouages, je n’ai pas vraiment de dessins précis, je fais confiance à mes tatoueurs. Je leur dit ce que je souhaite, ce que j’ai dans mon esprit.
J’aime les tatouages que je ne vais pas retrouver sur les autres, quelque chose d’unique, qui sort de mon imagination, retravailler avec des mains en or ! »
Lucie

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