« Si tu dois plaire à quelqu’un, c’est avant tout à toi-même »


Photo by Kristopher Roller on Unsplash

Malgré une vie compliquée. Malgré un père violent et une mère malveillante. Malgré des épreuves de la vie. Zélie nous raconte comment elle a réussi à prendre confiance en elle année après année. Et aussi grâce à l’amour de son mari et de ses amis. Voici l’histoire de Zélie…

Pour moi il y a pas de secret l’estime de soi c’est s’entourer d’ondes positives d’énergie positives. Une personne ou  l’entourage sans le vouloir peut apporter des ondes négatives qui agissent sur ton état d’esprit. Par exemple quand on voit un enfant faire un mauvais geste physique envers une autre personne, on s’en prend à lui. Alors que les personnes responsables sont les parents. Car un enfant est modelé comme les parents le souhaitent. Donc, s’il y a du malheur autour de lui ou de la méchanceté, il y a des fortes chances que sa personnalité se forge sur cela ou des fois cela peut avoir l’effet contraire.

Je suis issu d’une famille, enfin si on peut appeler cela ainsi, où la haine a toujours été présente. Même avant ma naissance. Une haine physique et morale dont j’ai été victime. Quand j’étais petite, j’ai toujours eu ce dégoût de moi. Même avant qu’on me le confirme et avec l’âge cela ne s’est pas arrangée. Je n’ai jamais eu d’affinité avec ma mère. Jamais de fusion. C’était plus avec mon père qui m’a abandonné moi et mon frère quand j’avais 12 ans.

Photo by Annie Spratt on Unsplash

J’ai l’impression que ma vie est similaire à celle de ma mère. Le schéma se reproduit. J’en ai voulu à ma mère et maintenant avec le temps je lui en veux moins. Le père de ma mère l’a abandonné quand elle avait 14 ans environ. Par la suite, elle a rencontré un homme infidèle et violent verbalement et physiquement.

Moi, j’ai connu la violence par mon père et la violence verbale de ma mère. « T’es grosse », « T’as des pieds moches », « Tu trouveras jamais de copain », « Tu sens mauvais », « Si j’avais refais ma vie, je l’aurais fais sans enfants »… et j’en passe. Ces messages se confirmaient dans ma tête, mais aussi dans la conjoncture de l’école. Ma vie sentimentale n’était pas mieux. Beaucoup de garçons refusaient de sortir avec moi car il me trouvaient comme les mots que j’ai décrit.

Avant ces injures, je me suis toujours trouvée horrible, laide. J’étais heureuse lorsque j’étais avec de l’entourage amical et non familiale. J’étais heureuse quand j’allais au théâtre, au cinéma, au musée. Quand je me cultivais. Cela m’a permis de voir un autre décor et d’être en total paix avec moi-même.

Photo by Pelly Benassi on Unsplash

J’ai connu mon premier homme a 18 ans en vue de ce blocage. Envers les hommes et de ce que je dégageais vis à vis d’eux. Je me suis éduquée seule. J’ai fais mes devoirs toutes seules. J’ai cherché mes orientations dès la 4e toute seule. Réussi mes diplômes, mes entretiens d’embauche. En gros, je me suis forgée seule, car ma mère n’était pas intéressée par mon avenir. Tout ce qui comptait pour elle, c’est qu’on lui fiche la paix. Sauf si on lui apportait quelque chose financièrement. Mon père lui plus de nouvelles.

Je ne me suis jamais droguée, j’ai jamais bu, ni fumé. Mais j’ai pensais au suicide. Et puis non ! Pas le suicide. Me suicider pourquoi ??? Pour que, quand les gens se rappellent de moi, ils ne retiennent que cela ? De mon éducation, je me suis forgée toute seule en mettant des barrières à tout. Pas d’enfants, pas d’hommes dans ma vie. Car je me disais que tout cela on me donnait pas le droit de le vivre, donc à quoi bon rêver de cela.

Photo by Patryk Sobczak on Unsplash

Cet homme que j’ai connu à 18 ans est devenu mon mari. Aujourd’hui, le 2ème déclic est venu de là. Cet homme, qui partage ma vie depuis 12 ans maintenant, a fait de moi une autre femme. Mais j’ai toujours ce côté comme il dit « Bonhomme et trop indépendante  » lol. Je garde toujours mon côté féministe, mais pas féministe extrême. Depuis le jour que je suis devenue indépendante financièrement je vis, je vis, je vis. Je voyage, je fais des rencontres culturels et bien des tas de choses que je n’aurai imaginé.

J’ai tellement appris de mes expériences ! Je ne suis pas heureuse, mais je ne suis pas malheureuse non plus. Et je suis ravie de cela, car il y a toujours des moments de doutes, de joies, de malheur de manque de confiance et cela est normal et humain. Je dis toujours je me suis construite toute seule. Et ce que je suis devenue aujourd’hui, je le dois à moi. Cet homme qui m’accompagne depuis 12 ans et mon entourage amicale y ont beaucoup contribué aussi.

Photo by William Stitt on Unsplash

Petit conseil : ne laisse jamais quelqu’un te mettre plus bas que terre. Je le dis et le redis encore l’entourage négatif joue beaucoup sur ton moral, ton état émotionnel. Si tu dois plaire à quelqu’un, c’est avant tout à toi-même. C’est une phrase un peu kitch mais t’assure que cela marche.

Zélie

Photo by Tim Marshall on Unsplash

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