Confession Canap’ #1 : Steph se dévoile et t’explique la genèse du magazine


Confession Canap' #1 : Steph se dévoile et t'explique la genèse du magazineComme la majorité des lectrices, tu te poses des questions sur le magazine, sa fondatrice, sa création, sa gestion quotidienne, son modèle économique, etc. Pour y répondre, on va interviewer la big boss, des chroniqueuses, de nos partenaires et de tous ceux qui travaillent avec nous. Comme ça, tu sauras (presque) tout sur tout de tout. Episode 1 : Steph (la big boss) se dévoile un peu et te raconte la genèse du concept…

La rédac’ : Steph, tu es une Fashion blogueuse dans l’âme ?

Steph : « (rire) On peut dire ça, oui. Le monde du blogging et de la mode, je le connais très bien. J’ai été blogueuse mode durant quelques années et j’ai fais des shooting, lorsque j’étais étudiante. C’était en 2009, et les blogueuses mode les plus connues (Garance Doré, Betty et les autres) représentaient la Parisienne chic ou la Parisienne bobo… Bien que j’étais fans de leurs aventures, je ne me retrouvais pas dans leurs propositions de look. Moi la provinciale voluptueuse, j’avais du mal à m’imaginer dans des fringues taille 36. A l’époque, seule Stéphanie SWIKY c’était fait un vrai nom dans cet univers et les autres blogueuses commençaient à percer.

La rédac’ : Ca t’a donné envie de lancer ton blog ?
Mannequin : Steph - Shooting réalisé en 2009 à Londres pour un Studio Photo

Logo du premier blog

Steph : « Oui complètement. Pas pour me faire de l’argent (à l’époque les blogueuses faisaient ça plus par passion que pour se rémunérer) mais pour parler de mon expérience. Mon blog était dédié à la femme ronde (ne cherche pas, il n’existe plus aujourd’hui). Ca fonctionnait bien jusqu’au jour où je me suis fait pirater mon blog (longue histoire). J’ai lâché l’affaire pendant 2 ans. Entre temps, j’ai lancé mon activité de consulting (je suis consultante en marketing et développement commercial) et puis j’ai été débauché pour bosser dans une entreprise qui évoluait notamment dans l’univers de la mode. »

La rédac’ : Comment l’idée du concept est-elle née ?

Steph : « Et bien, au bout d’un an dans cette entreprise, je ne respirais plus. Une manager tyrannique et envieuse, un patron narcissique et égoïste, moi incapable de m’imposer… Bref, un enfer dont je devais trouver une issue au plus vite ! Du coup, l’envie de refaire du blogging m’a repris. Mais je voulais proposer quelque chose de moins calqué sur ce qui se faisait. Quelque chose qui fait mouche, qui ressemble encore plus aux attentes des femmes françaises. J’ai écumé tous les magazines en ligne, les blogs, les magazines papier, les newsletters. Un constat effarant : les médias nous poussent à haïr notre corps et à croire que nous devons respecter des codes imposés pour être heureuses. »

La rédac’ : C’est à dire ?

Steph : « Être jeune, être mince, être grande, être la plus pâle possible, être blonde, être addict à la mode, et j’en passe ! Et les autres femmes alors ? Celles qui sont petites, moins jeunes, avec quelques formes ; celles qui ont la peau plus colorée que pâle ; celles qui sont rousses, qui ont les cheveux frisés ou crépus ; celles qui apprécient autre chose que la mode. Elles sont visibles dans la rue, sur les réseaux sociaux, partout ! Ce sont elles qui représentent la femme. Mais dans les média : que dalle! On n’en parlait pas. Au cinéma, à la télé, on ne voit toujours pas de valorisation des corps féminins. Les marques de vêtements s’y mettent un peu mais peine à trouver « le bon équilibre » entre leurs clientes historiques et les clientes à mettre dans la case « autre ». Ces autres clientes qui représentent pourtant du pouvoir d’achat. »

La rédac’ : Oulala, on te sent bien vénère ! Ca t’a donné envie de casser les codes et de changer les règles ?

Steph : « On fait culpabiliser les femmes, on leur ment et on les humilie. Donc oui ça m’énerve (rire)… Et c’est vrai que c’est là que tout a commencé. Je me suis demandé à quoi ressemblerait un média où toutes les femmes pourraient se sentir prises en compte. L’idée du magazine Les Pulpeuses est né comme ça. Un nouveau format, une nouvelle envie, de nouvelles règles. Mon objectif (qui n’a pas bougé d’un poil) était de changer les codes de la beauté, de proposer aux femmes un regard neuf sur la mode, de rétablir la vérité sur ce qu’est et veut la femme d’aujourd’hui. Les femmes françaises, elles sont toutes différentes, toutes belles à leur manière. Elles ont toutes un caractère, un style vestimentaire, une religion, une couleur de peau, une façon de s’exprimer, d’aimer et de vivre différents. Et c’est ce que je veux célébrer à travers le magazine Les Pulpeuses. Célébrer la beauté de toutes les femmes, sans complexes, ni tabous. » chroniqueuses

La rédac’ : Mais alors, pourquoi avoir choisi « Les Pulpeuses »?

Steph : « C’est une question légitime et intéressante. Pourquoi devoir toujours enfermer les gens dans un stéréotype d’eux-même ? Selon moi, être pulpeuse, c’est avoir une attitude et non une question d’apparence. Être pulpeuse, c’est assumer sa féminité. Être pulpeuse, c’est porter un regard bienveillant sur son corps et celui des autres. Être pulpeuse, c’est assumer son corps et en être fière. Être pulpeuse, c’est assumer son style, quel qu’il soit. Pour moi, toutes les femmes sont des pulpeuses… toutes à leur manière. » 

A la rédac’ : Comment s’est passé la transition avec ton ancien job ?

Steph : « Pendant 1 an, je faisais mon job où je ne m’épanouissais absolument pas et la nuit je m’occupais du site… Je respirais grâce à lui, je me sentais utile. Mais durant cette année, j’ai fais un burn-out à cause du fameux job qui devenait « merdique ». Craquage, arrêt de travail, dépression… le package complet ! Cette pression que j’avais accepté, ce harcèlement que je subissais sans broncher, ces coups de poignards à répétition : je n’en pouvais plus. Et c’est à la date anniversaire du magazine, un an après, que j’ai décidé de dire FUCK à cette situation. »

La rédac’ : Tu es à 100% sur le magazine aujourd’hui ?

Steph :  » Non, pas complètement. J’ai repris mon activité indépendante dans le marketing. J’accompagne des entreprises dans le secteur de la mode, de la beauté et du bien-être. Je les aide à se faire connaître et à développer leur activité. C’est 50/50 entre le magazine et le consulting. J’adore, mes deux job sont très complémentaires ! »

La rédac’ : Qui boss avec toi sur la partie magazine ?

Steph : « Je suis entourée de professionnels indépendants ou des influenceurs. L’idée c’est de proposer aux lectrices des articles intéressants, de qualité, qui apporte réellement un plus à leur quotidien. J’ai donc recruté une quinzaine de chroniqueurs bénévoles. Une bande de super nanas ! Je les ai choisi pour leurs différences, ce qu’elles peuvent apporter d’utile pour les lectrices. Et tous les jours puis 1 an, elles proposent du contenu varié, de qualité, qui te ressemble et qui parle de ta vie. Ma team, c’est la meilleure🙂 Je me suis aussi entourée d’une petite équipe qui m’aide de temps en temps sur le back office du site, les réseaux sociaux et la com’. Et donc, depuis 1 an maintenant, je travaille dare-dare avec la team pour faire évoluer le magazine et qu’il corresponde le plus possible à ce dont tu as besoin. Et bien c’est chouette !

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J’adore ma nouvelle vie. Je suis libre, je respire, je rencontre des gens , je m’inspire, j’apprends beaucoup. Et même si ce n’est pas une vie parfaite, que parfois j’ai des doutes, je suis une femme heureuse, fière d’elle-même et épanouie.

Dans le prochain épisode, Steph t’expliquera comment fonctionne le magazine. Et pis après, on donnera la parole aux chroniqueuses pour qu’elles racontent l’histoire de leur point de vue et qu’elles te dévoilent quelques secrets des coulisses. 

There are 10 comments

  1. anaverbaniablog

    « les médias nous poussent à haïr notre corps et à croire que nous devons respecter des codes imposés pour être heureuses. » –> Complètement d’accord. Je trouve en effet que les blogueuses ont un pouvoir important, et que le changement peut largement venir d’elles. Les marques s’y mettent un peu, mais trop lentement à mon goût. Et puis il faut faire le tri, car quand on voit certains mannequins dits « plus size », elles restent bien canons, loin au dessus de la nana lambda. Aucune n’a de vergeture ou de cellulite (ou alors j’ai mal regardé). Ce n’est pas cela qui nous aide à nous aimer comme on est, ronde ou pas !

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  2. TONTON

    « Qui se sent morveux se mouche », le dicton trouve ici une pleine justification; perso je n’espionne pas en douce le trajet de mes anciens collaborateurs, (encore moins des collaboratrices, ça sent le macho, non ?) et si j apprends que certains me critiquent, je me garde bien d aller tenter de me justifier (c’est une preuve de faiblesse); donc Steph continue ta route et laisse médire les envieux car le post de « Patron égoïste » ne fait ressortir que de la jalousie de ta réussite (sans lui), et tu sais que tu peux compter sur Tonton si on te fait des misères

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  3. La grenouille

    Wouaw tout un punch….. En tout cas beau travail, mais surtout belle reponse. Je ne peux que dire patron egoiste hmmmm un lait 2 sucres s il vous plait!!!!.
    Bonne continuation..

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  4. Patron égoïste

    Bonjour Stéphanie,
    C’est amusant comment on peut réécrire l’histoire pour se donner de la contenance et une justification. Je te laisse l’entière responsabilité de tes propos sur moi ainsi que sur Marie mais tu sais pertinemment que ce que tu présentes n’est pas la réalité. Qui t’a accompagné pour aller vers l’industrie avant d’en faire ton métier de consultant ? « La boite de merde qui t’a débauchée », débaucher, vraiment ? Ton job (était) merdique : je te félicite pour ton talent théâtral car tu n’avais pas l’air de le trouver si merdique que cela quand tu travaillais sur les réseaux sociaux ou le réseau social interne. Mais c’est du passé et tu as l’air d’avoir trouvé ton équilibre et un job qui te plaise, c’est l’essentiel. Je te souhaite une pleine réussite dans ta nouvelle aventure.

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    1. Les Pulpeuses

      (Réponse de Steph)

      Bonjour Patron égoïste 🙂 (c’est marrant, vous finissez par le reconnaître ?!….. C’est une petite boutade, hein! Faut rigoler un peu),
      Heureuse de constater que vous lisez certains de mes articles et merci pour vos encouragements. Quelle agréable surprise ! Pas une seule nouvelle depuis que je suis partie et pourtant, là quand on parle de vous (ou pas)… On resurgit ?! Comme c’est agréable 🙂
      Alors, pour répondre à votre commentaire, sachez d’abord que ni vous ni moi n’avons une juste perception de ce qui s’est réellement passé. Et oui, vous l’avez vécu avec vos filtres, avec votre histoire, avec votre présent « sur le moment », avec vos croyance, et moi de même. Donc, ce que je raconte est, que cela vous plaise ou non Patron égoïste, MA vérité. (Bon alors j’avoue j’y suis allé un peu fort sur le merdique. J’ai fini par vite m’ennuyer, trouver les missions ennuyeuses, trouver des incohérences dans ce qu’on nous disait en interne. Donc oui, ça a finit par être un job merdique. Mais du coup j’ai modifié, pour vous faire plaisir. C’est mieux Patron égoïste? Ca passe mieux ?).
      Ce que j’ai subit, vous ne pourrez jamais me l’enlever. Ce que j’ai ressenti, cela non plus, vous ne pourrez jamais me l’enlever. Le mal que j’avais, ça non plus. Et moi, je ne pourrai pas vous empêcher de penser que j’ai un « talent théâtral » ou que je recherche à me donner de la contenance. A vrai dire, ce que vous pensez m’importe peu et je ne perdrai pas autant d’énergie qu’avant à vous faire changer d’avis.
      C’est chouette d’écrire un commentaire pour tenter de rétablir VOTRE vérité. Pourquoi ce commentaire ? Pourquoi prendre la peine de me répondre Patron égoïste ? A quoi cela vous sert ? Vous perdez votre temps et votre énergie, pour quelqu’un qui veut se donner de la contenance. Laissez moi au moins ça ! Evitez vous cela 🙂 Continuez votre belle vie de Patron égoïste, elle vous va si bien.
      Que vous tentiez d’imposer VOTRE vérité, ne m’empêchera absolument pas de raconter MON histoire. Celle qui est vraie à mes yeux et qui vous dérange tant (sinon pourquoi répondre). La vérité a souvent deux visages. Merci de prendre en compte le mien, de ne pas le nier, de ne pas l’étouffer.
      Voilà voilà, donc si vous avez envie d’échanger un peu plus longuement, je serais ravie (sincèrement) de le faire par mail à contact@lespulpeuses.com ou pat téléphone (si vous avez toujours mon numéro ?). Nous pourrons de ce fait prendre le temps d’échanger la taille de nos egos 🙂
      PS : je vous conseille de supprimer le prénom de la personne dans le commentaire. Contrairement à vous, j’ai bien pris soin de laisser à discrétion votre nom (bien que Patron égoïste soit quand même assez cool), le nom de l’entreprise et celle des autres collaborateurs.
      Avec toute ma sincérité,
      Stéphanie

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      1. Patron qui s'en fout

        C’est très beau. Ma vérité m’importe peu, je souris juste sur ces posts. Oui LinkedIn et Facebook me permettent de savoir ce que deviennent mes anciens collègues. Je constate que tout va bien, c’est l’essentiel pour toi.

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