Rebecca Ramanich : l’histoire d’une femme forte


Crédits : Isabelle Geiger

Crédits : Isabelle Geiger

Rebecca Ramanich est une icône, un symbole de patience, d’espoir, de combativité et de confiance en soi, pour des milliers de jeunes femmes françaises. Cette judoka poids lourd, constamment sélectionnée en équipe de France et habituée des médailles, est aussi une femme d’affaire ambitieuse et un mannequin qui s’assume pleinement. Femme forte et hors du commun, chouchou des médias, elle nous livre son histoire, son parcours et sa vision de la féminité…

Une fratrie unie

12325310_665283666841427_106102659_nPetite, Rebecca a ce truc qui la distingue des autres de son âge : « J’étais plus grande et plus ronde que mes camarades…Mais j’étais surtout très coquette et sportive ». Une vraie touche à tout, pleine de vie qui aime à la fois chanter à la choral, pratiquer de l’escrime, du violon et toute sorte d’activités physiques.

Petite fille d’une restauratrice et sœur d’un boulanger, elle développe également un goût pour les bons petits plats maisons et les produits frais.

12308875_665283603508100_560138581_n Avec ses 6 frères et sœurs, elle s’épanouit dans un environnement familial bienveillant et chaleureux. « Ma mère nous a éduqué à l’Antillaise… Et j’en suis très fière. Elle nous a appris le sens du partage, de la cohésion, l’esprit d’équipe et la combativité. Ça a forgé mon caractère et m’a permis de m’assumer, d’être forte fasse aux critiques parfois. Ma mère m’a toujours répété que mon gabarit devait être un atout ». Elle ne faisait pas si bien dire…

Rencontre avec l’avenir

Parce qu’elle a besoin de se défouler, de faire de l’exercice et qu’elle adore ça, Rebecca demande à participer à des colonies…sportives. Elle intègre son premier camp de sport à 11 ans seulement. A 14 ans, elle découvre le judo et en tombe amoureuse. Avec ses 90kg pour 1m80, son entraîneur décèle très vite son potentiel et l’encourage à pratiquer le judo en salle. « J’étais tellement fière de moi que j’ai tout de suite appelé ma maman pour lui dire… et la prévenir que je ne ferai pas une nouvelle année de violon ».Rebecca Ramanich

La fusée « Ramanich » prête à décoller

Au bout de 3 ans d’entraînements, elle participe au championnat de France cadet (elle termine 5ème), puis au championnat de France junior où elle remporte sa première médaille de bronze. Elle n’a alors que 16 ans. Mais l’année d’après, elle connaît également sa première défaite cinglante lors d’un Tournois Junior International. « Je me suis faite dézinguée, j’ai été vraiment nulle et j’ai pris une sacrée douche froide ». Ce n’est que partie remise, la jeune fille se remet très vite de sa déception. Elle participe à plusieurs stages de préparation organisés par la fédération française de judo. Avec des judokas plus expérimentés, elle s’entraîne beaucoup pour se perfectionner, elle apprend de ses erreurs, elle apprend des autres. Et sa détermination paie.

67554_1619846531816_6694689_nL’entraîneur de l’équipe de France la repère et lui propose d’intégrer le parcours « sport étude » à Poitiers. « Je pesais 95 kilos, j’étais très musclée, plus mobile et dynamique que les autres ». C’est le début de longs mois d’efforts, de doutes et de remises en question. « On est éloigné de la famille, on n’a plus de repères. On a 2 entraînements parjour, 4 fois par semaine. Un rythme de dingue ! Mais, il y avait le soutien de ma mère à distance. Elle m’a beaucoup écouté, m’a aidé dans les moments de doutes et me rappelait souvent que j’avais la chance d’aller au bout de mes rêves, de travailler par passion ».

Rebecca tient bon. Elle s’entraîne des mois avec les meilleures juniors françaises et continue de participer à des stages de préparation aux championnats. Durant des années, elle enchaîne les médailles en France et à l’international. Elle est au top de sa forme, elle rafle tout sur son passage.CHPTS 1D

 

Elle fait craquer les marques !

Il n’y a pas que sur le tatami que Rebecca attire les regards et montre son potentiel. Toujours apprêtée au quotidien, son visage éternellement juvénile et sa beauté exotique attirent les grandes marques et les magazines. Durant les séances photos, elle assume ses formes et ça se voit ! Sa bonne humeur et son franc parlé touche le public. Elle est plébiscitée sur les plateaux télé.

Un mental à toutes épreuves

Malgré un beau palmarès à son actif, la jeune femme a aussi connut des moments difficiles. « Les combats s’enchaînaient, tout me réussissait. Et puis en 2002, lors de championnats du monde, j’ai subit ma première blessure. C’était la catastrophe, car pendant 9 mois je ne pouvais plus combattre. Deux ans plus tard, rebelote ! J’ai pris du poids, je ne pouvais pas me déplacer comme je le souhaitais, je ne pouvais pas m’entraîner. Ça me rendait dingue. Pour moi, ces épreuves ont été un vrai déchirement. A chaque fois, il fallait tout reprendre à zéro, comme si je n’avais jamais combattu de ma vie. Ça a été très dure, mais j’ai su me ressaisir et reprendre ma carrière en main ».

Et après tout ça ?

67554_1619846611818_5449154_nAujourd’hui, de son propre aveu, Rebecca est quasiment en fin de carrière. « Cela ne veut pas dire que je ne suis plus bonne à rien ! ». La belle des tatamis assure déjà ses arrières en préparant la suite. Elle a repris des études de comptabilité, de commerce et de management. « Je souhaite travailler dans le textile, dans la mode. Je veux faire évoluer l’industrie de la mode qui ne prend pas assez en compte les différences entre chaque femme. En France, nous n’avons pas cette culture de la grande taille. J’ai visité le Canada, le Brésil, le Japon et d’autres pays où les « gros » ne sont pas stigmatisés, où la mode valorise tous les corps ».

Rebecca nous a confié vouloir créer sa propre marque de vêtements toutes tailles. Un concept qu’on attend avec impatience !



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There is one comment

  1. Beth Ditto dévoile sa première ligne de vêtements grandes tailles | Les Pulpeuses

    […] Avec le succès du groupe, elle a eu la chance d’être habillée par les plus grands couturiers tels que Jean Paul Gaultier (dont elle fait l’ouverture du défilé de l’été 2011) et Marc Jacobs, pour ne citer qu’eux. Des collaborations mode qui ont fait couler beaucoup d’encre et soulevé beaucoup d’interrogations, tant l’industrie de la mode avait pour habitude d’éluder la question de la femme ronde. […]

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